dimanche, décembre 05, 2004

Le P de UMP... (et accessoirement le M)

On nous en a beaucoup parlé, Nicolas Sarkozy a été élu dernièrement président de l'Union pour un Mouvement Populaire... populaire... populaire !

Et oui ! le "mouvement populaire", quel joyeux et allechant programme ! Mais qu'est-ce que c'est ?

Si jamais je voyais un nom tel que celui là dans un autre pays que la France, je me dirais : "tiens, un nouveau groupe altermondialiste ? Un parti marxo-léniniste ? Un syndicat de paysans exploités depuis 40 générations ?"
Et bien, dans notre cher pays, ça représente simplement une bande de joyeux lurons diplomés de grandes écoles bourgeoises, rassemblée autour d'un mec élu par nos valeureux compatriotes afin d'éviter à celui-ci de répondre de ses actes devant la justice.
En créant ce parti, ce dernier avait voulu s'assurer le soutien de tout ce que le pays comptait de régressistes, d'arrivistes, de fascistes inavoués ou refoulés, de jeunes loups aux dents longues lobotomisés par les écoles de commerce, ou de judokas intellectuels.
Avec une telle équipe, la partie de communication que sont les éléctions s'annonçait comme une partie de plaisir. Les socialo-communistes furent écrasés dès le premier tour avec un score de 13.75% des votants (soit environ 7% de la population). Le second tour offrit même le luxe de voir les vaincus afficher un soutien sans faille, afin de battre le terrible et effrayant borgne xénophobe. Suivirent des éléctions législatives habilement gagnées grace à la tactique du "mouiii mais vous comprenez si le président et l'assemblée ne sont pas du même bord le pays n'avancera pas".
La victoire acquise, le nouveau gouvernement, élu par 82% des Français (hum hum), se mit au travail. Les intermittents, les services publics, l'éducation nationale, le système des retraites, la sécu, les chômeurs et bien d'autres furent passés, et continuent de l'être, à la moulinette de la politique ultra-libérale. La régression sociale est en marche et ceux (nombreux) qui ne sont pas d'accord récoltent au mieux du mépris...

Alors dans tout ça, où est réellement le "mouvement populaire" ?
Il n'est certainement pas dans un élan du peuple pour améliorer sa condition et celle de ses semblables, encore moins dans un gouvernement qui serait à l'écoute et à la disposition de son "peuple".
Pour le trouver, il suffit de regarder dans la rue à certaines occasions, tous les "crétins qui vont aux urnes" (comme disait Renaud) le composent. Je ne vois pas d'autres explication.

Finalement on a vraiment rien à envier aux Américains.